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DATES DE CHASSE
 

Petit gibier

Conservatoire de la Perdrix

Création du conservatoire départemental de la perdrix grise

Nids sauvés, perdrix préservées !

Soucieuse du maintien de la perdrix grise dans le département la fédération des chasseurs d’Eure-et-Loir se lance dans la création d’un conservatoire de l’espèce.

Ce projet a pour ambition de permettre le repeuplement des territoires les plus démunis avec des perdrix issues des souches naturelles d’Eure-et-Loir.

Pour réaliser ce projet la fédération des chasseurs lance un appel aux agriculteurs et aux chasseurs afin qu’ils se mobilisent pour la sauvegarde des nids découverts ou abandonnés lors de travaux agricoles ou d’entretien des territoires. Les œoeufs ainsi récupérés seront mis à couver sous poules naines pour constituer le pool des oiseaux reproducteurs du conservatoire.

Pour cela la fédération des chasseurs a ouvert un numéro de téléphone spécialement dédié et joignable 7 jours sur 7. Toute personne ayant découvert un nid détruit peut ainsi appeler ce numéro afin d’être mis en relation avec un responsable de la fédération qui se chargera du transfert des oeufs vers un lien de couvaison et d’élevage (4 sites sont prévus en Eure-et-Loir).

Retenez et diffusez autour de vous ce numéro :

07.77.81.68.11

Perdrix grise

En Eure-et-Loir, la Perdrix grise est gérée par un plan de chasse départemental  depuis 1995. Ce plan de chasse prévoit un nombre maximum  d’oiseaux à prélever. Ces quotas de prélèvements sont fixés en fonction de  critères établis (nombre de jeunes par poule de printemps et nombre de couples aux 100 ha) .

Chaque année, les populations de perdrix grise sont suivies par comptages de  printemps et échantillonnages d’été. En 2017, les conditions climatiques  printanières laissaient présager une bonne reproduction. Mais avec un indice de 2.9 jeunes par poule de printemps, les espoirs ont été déçus et la  reproduction de l’espèce n’a pas permis un renouvellement suffisant des  populations. Pour obtenir un taux de renouvellement efficace des populations  de Perdrix grise il faut que l’indice de reproduction soit au moins de 4 jeunes  par poule de printemps. Malgré tout, le bilan des comptages de printemps  2018 se soldent par une hausse de la densité de couples reproducteurs, la  densité moyenne passe de 1.8 couples au 100 ha en 2017 à 3.2 couples au 100  ha en 2018. Cette hausse s’explique en partie par les lâchers de repeuplement effectués sur 60 000 ha. Les conditions climatiques de ce printemps avec de  fortes précipitations dans certains secteurs du département n’engagent pas à  l’optimisme. Le résultat de la reproduction sera très hétérogène et dépendant  des niveaux de précipitations de chaque secteur.

 

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Faisan commun

Une baisse significative de l’indice de reproduction depuis 2012 Depuis six ans,  le Faisan commun montre quelques signes de faiblesse en matière de  reproduction. La moyenne des indices enregistrés depuis 2012 plafonne à 4.3  jeunes par poule d’été. Ce taux, en dessous de la moyenne observée depuis  2006 (5.13 jeunes/poule) est très nettement inférieur à celui de la période 2006/2011 qui affichait une moyenne de presque 6 jeunes/poule (5.94). Cette différence, de plus de 1.6 jeunes entre les deux périodes, peut expliquer à elle seule l’érosion des densités observée depuis 2012. Reste à en déterminer les  causes.

Les groupements d’intérêt cynégétique ont réagi à cette situation en diminuant fortement les niveaux de prélèvements par la chasse. Malheureusement, le seul levier des prélèvements permet tout juste de maintenir les densités sans  inverser la tendance.

 

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Lièvre d'Europe

Le Lièvre d’Europe est présent sur l’ensemble du département avec de fortes  variations de densités. Depuis 2013 l’espèce est gérée par un plan  départemental de gestion cynégétique. Après quatre années de baisse successive, l’indice kilométrique départemental se stabilise à 10.45 lièvres/km. De fortes variabilités entre unité de gestion subsistent mais une majorité  d’entre elles affiche des tendances en hausse et laisse entrevoir de meilleurs  horizons.

En 2018, l’indice minimum est enregistré sur la commune de Charpont avec  0,99 lièvre au kilomètre. L’indice maximum est enregistré sur la commune de Champagne avec un indice kilométrique moyen de 52.7 lièvres/Km. Concernant les battues à blanc, les Groupements d’Intérêt Cynégétique retournent des données sur près de 85 000 ha. L’analyse de ces données sur  les cinq dernières années laisse apparaître une baisse de la densité de l’ordre  de 27 %. Ces méthodes, à la base utilisées pour la perdrix, ne sont pas  spécialement adaptées pour le dénombrement des lièvres. Les variations  interannuelles sont importantes et souvent causées par différents biais  (hauteur de la végétation, nombre de participants, conditions  météorologiques). Toutefois, sur la période étudiée, les deux méthodes  donnent une tendance à la baisse équivalente avec de plus grande variabilité  pour les battues à blanc. D’un point de vue général, la tendance est toujours à  la baisse sur les secteurs à très forte densité. C’est le cas sur les derniers gros  noyaux de population comme le Sud du GIC du Combray, le GIC du Royneau  ou le GIC des Bruyères qui enregistrent une baisse régulière des IK depuis  maintenant 4 ans. A l’inverse, certains territoires voient leurs efforts  récompensés avec de belles progressions de population faisant suite à une  diminution importante des niveaux d’attributions et de prélèvements. Ces hausses semblent se confirmer pour la deuxième année consécutive. L’unité de  gestion de Brou Nord illustre cette tendance avec les communes de Bullou et  Dangeau qui voient leurs indices progresser de façon significative.

 

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